Ostéo ou kiné : quelles différences ?

Il n’est pas toujours simple de faire la différence entre une prise en charge en kinésithérapie et une consultation d’ostéopathie.

Le travail d’un ostéopathe

L’ostéopathie est une approche de soin qui prend en compte le patient dans sa globalité. Par exemple, une douleur cervicale peut trouver son origine dans une ancienne entorse de cheville.

L’ostéopathe va d’abord prendre le temps d’un interrogatoire minutieux, afin de connaître l’historique de la plainte actuelle du patient, mais également sur ses antécédents. En effet, le patient présent aujourd’hui, n’est pas le même qu’hier ou que demain ; il se construit avec tous ces désordres physiques ou psychiques qu’il a pu rencontrer depuis sa vie in utéro. Ces évènements peuvent laisser des « traces », qu’il est toujours bon de lever le plus tôt possible. C’est pour cela, que les consultations d’ostéopathe en prévention sont primordiales et surtout avant d’être douloureux.

L’interrogatoire et l’examen clinique, qui suit, permettent de trouver la cause de la plainte du patient. L’ostéopathe ne traite pas un symptôme (zone de douleur) mais la cause du symptôme.

Pour en savoir plus sur le déroulement d’une séance 

Le traitement se fait progressivement en utilisant un champ de techniques variées.

L’objectif principal est d’optimiser les propriétés d’auto guérison du corps.

Le travail d’un kinésithérapeute

Le kinésithérapeute se concentre essentiellement sur le système musculo-tendineux. Son action est localisée sur la zone douloureuse. Il utilise dans un premier temps un traitement passif par techniques manuelles, ou à l’aide d’appareillages : massages, levée de tensions, pompage articulaire, étirements, physiothérapie (froid, chaleur et autre agent physique), électrothérapie…

Dans un second temps, il a pour rôle de réintégrer la zone douloureuse dans votre schéma corporel, par un travail de prise de conscience des mobilités du corps (proprioception), correction gestuelle, réathlétisation (renforcement, gainage, cardiotraining), apprentissage d’auto-traitement et conseils d’hygiènes de vie.

Votre kinésithérapeute pourra agir sur :

    • la rééducation post-traumatique type entorse, fracture, tendinite, etc. ;
    • la rééducation post-chirurgicale ;
    • la rééducation rachidienne ;
    • la rééducation des personnes atteintes de paralysie et/ou de troubles neurologiques ;
    • la rééducation périnéo-vésico-sphinctérienne, après un accouchement par exemple ;
    • la rééducation cutanée et des brûlés ;
    • les affections respiratoires : du bébé (bronchiolites) à l’adulte ;
    • les affections circulatoires (type drainage lymphatique) ;
    • les affections rhumatismales.

Ostéopathe : quels motifs de consultation ?

  •  les séquelles et traumatisme : entorse, chute, fracture, luxation, accidents…
  • les douleurs neurologiques : névralgies cervicobrachiale, cruralgie, sciatalgie, douleur d’Arnold…
  • les troubles pulmonaires et ORL : vertiges, sinusite, bronchite, asthme, acouphènes, rhinite…
  • les troubles neuro-végétatifs : états d’anxiété, de stress, d’hyper nervosité, spasmophilie, troubles du sommeil, états dépressifs…
  • les douleurs articulaires, tissulaires ou musculaires : tendinite, scoliose, cervicalgie, dorsalgie, douleur maxillaire, douleur coccygienne…
  • les maux de tête : migraines, céphalées…
  • les troubles digestifs : ballonnements, colites, diarrhée, gastrites, digestion difficile, hernie hiatale
  • les troubles circulatoires : hémorroïdes, oppressions, palpitations, congestion veineuse…
  • les troubles gynécologiques : règles douloureuses, infertilité féminine, ménopause, pré ménopause…
  • les bébés : possédant des plagiocéphalies (crâne plat), des coliques, des reflux…

Ces deux disciplines sont donc différentes et complémentaires mais surtout pas en concurrence.

Par exemple, lors d’une entorse de la cheville ou du genou, il est important, après élimination du risque de fracture par une radiographie, de faire une consultation en ostéopathie afin de rééquilibrer la zone lésée puis de continuer les soins par des séances de kinésithérapie pour travailler la proprioception. Utiliser ces deux pratiques de façon complémentaire permet d’optimiser le résultat et accélérer la récupération pour le patient.

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